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Entretien professionnel

Entretien professionnel:

Avant le 7 mars 2016, les salariés présents dans l’entreprise depuis au moins 2 ans doivent tous avoir bénéficié d’un entretien professionnel.

Mais en quoi consiste cet entretien et quels sont les risques si cette date est dépassée ?


Entretien professionnel : une obligation pour toutes les entreprises

Quel que soit l’effectif de l’entreprise, l’employeur doit faire passer à ses salariés un entretien professionnel tous les 2 ans.

Cette obligation est issue de la loi relative à la formation professionnelle qui a été publiée le 6 mars 2014.

Les salariés déjà en poste au moment de la publication de cette loi doivent donc tous avoir passé un entretien au plus tard pour le 6 mars 2016 minuit.


Rappelons que cet entretien doit également bénéficier au salarié après :

  • un congé de maternité,

  • un congé parental d’éducation,

  • un congé de proche aidant,

  • un congé d’adoption,

  • un congé sabbatique,

  • une période de mobilité volontaire sécurisée ;

  • une période d’activité à temps partiel ;

  • un arrêt maladie longue durée ;

  • un mandat syndical.


Cet entretien est consacré aux perspectives d’évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualifications et d’emploi.


Il s’accompagne de l’obligation de faire bénéficier à chaque salarié d'au moins deux des trois mesures suivantes :

la réalisation d'une action de formation ;

l'acquisition d'une certification par une formation ou une validation des acquis ;

une progression, issue soit d'une augmentation de salaire, soit d'une mesure de promotion professionnelle.


La vérification de la réalisation de ces obligations s'effectue tous les 6 ans, dans le cadre d'un état des lieux récapitulatif.


Entretien professionnel : les sanctions en cas de carence.

Proposer l’entretien professionnel au salarié est une obligation.

On peut donc imaginer qu’en cas de contentieux, le salarié pourra réclamer des dommages et intérêts s’il ne lui a pas été proposé d’entretien.

Il pourra aussi invoquer la discrimination si d’autres salariés que lui en ont bénéficié.


En outre, si lors de l’état des lieux récapitulatif, il ressort que le salarié n’a pas bénéficié des entretiens professionnels et d’au moins 2 des 3 mesures prévues, un abondement du compte personnel de formation est prévu dans les entreprises d’au moins 50 salariés.


Cet abondement d'heures dites « supplémentaires » est de 100 heures pour un salarié à temps complet, sachant que chaque heure abondée dans ce contexte est valorisée d'un montant forfaitaire de 30 euros par heure de formation.

Concrètement, cela représente donc un surcoût de 3.000 euros pour un salarié à temps complet.

Ces 100 heures sont portées à 130 heures pour un salarié à temps partiel.